Description du projet

 

NO GENDER a pris forme au Vietnam il y a plus de quinze ans, alors que Sylvain Tremblay accompagnait un organisme d’adoption dans un orphelinat. On lui a déposé un bébé dit hermaphrodite dans les bras. Cet événement l’a marqué à jamais. Le fait d’avoir un jour été confronté à un être qui était à la fois homme et femme l’a fasciné. Lorsqu’il a appris l'existence de cette richesse humaine qu’est la « variation de sexe » et qu’on voulait décider du genre de ces personnes à leur place, il a été perturbé. Depuis ce moment, il s’est toujours demandé si on ne se trompait pas.

L’artiste et son équipe ont effectué plusieurs voyages à travers le monde à la rencontre de personnes intersexuées (terme pour désigner les personnes naissant avec une variation de sexe). Ce projet rassemble des témoignages d’intersexués de différents continents qui expriment leur droit d’exister et de choisir leur sexe. Ce vécu a permis de mieux saisir l’importance de ne pas assigner de sexe à la naissance. Tous s’entendent sur l’idée que la société impose un genre, soit homme ou femme, sans autres options.

Avec ce projet, Sylvain Tremblay dénonce cette situation et propose une réflexion sur les thèmes de l'isolement, de la différence physique et de l'acceptation dans toutes les sociétés.

L’installation regroupe douze tableaux de même taille (72 po x 72 po) et une vidéo.

Cette série de tableaux est composée de six œuvres génériques et de six portraits issus de ces rencontres sur plusieurs continents. Les toiles sont chargées de rouge évoquant le sang qui représente la vie et la mort selon l’artiste. La nudité est également très présente dans cette série. Elle exprime l’intégrité du corps humain. L’artiste entrevoit ses œuvres accrochées sur des murs blancs dans une même salle. Huit d’entre elles détiennent un éclairage spécifique (néon) et des prises de courant seront nécessaires à proximité.

En ce qui concerne la vidéo, elle constitue la treizième œuvre de l’installation. Elle sera projetée au mur du même format que les tableaux, soit 72 po x 72 po.

La mise en espace de l’installation variera selon les divers lieux de diffusion.

En dernier lieu, mentionnons qu’une publication couleur de 64 pages accompagne cette exposition. On y retrouve des textes de la journaliste Mylène Tremblay, des membres de l’équipe et de certains des intersexués rencontrés.